Personne n'est formé pour supporter la notoriété. Il n'est pas naturel d'être connu, aimé par des milliers de gens.
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Il y avait toujours un moment dans la vie ou l'on piétinait ses idéaux avec une velléité suspecte.
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Ce qui fait la dureté d'un milieu, ce sont les manoeuvres de ceux qui le dirigent. Vous voyez par exemple, ce matin, en acceptant cet entretien, j'aurais dû me méfier et écouter les conseils de Beckett. Vous savez ce qu'il a écrit dans Molloy ? C'est le matin qu'il faut se cacher. Les gens se réveillent, frais et dispos, assoiffés d'ordre, de beauté et de justice, exigeant la contrepartie. Oui, c'est le passage dangereux.
Etre amoureux, c'était comme tenir un serpent contre soi, vivre dans la peur d'être mordu, dévoré, tué.
La vie, c'est ça, un apprentissage de la perte.
Il sortit de sa poche un pilulier, l'ouvrit et prit un anxiolytique qu'il fit fondre sous sa langue. En quelques minutes, l'angoisse se dissipa : désormais, le bonheur ne s'obtenait plus que sur ordonnance.
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Il sortit de sa poche un pilulier, l'ouvrit et prit un anxiolytique qu'il fit fondre sous sa langue. En quelques minutes, l'angoisse se dissipa : désormais, le bonheur ne s'obtenait plus que sur ordonnance.
C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
Les êtres malheureux se reconnaissent entre eux.
Tu sais ce qui arrive à ceux qui pensent qu'on peut survivre en respectant des lois morales ? Tôt ou tard, ils finissent piétinés.
Se hâtant vers la salle Victor-Hugo, elle songea à cette phrase de l'écrivain dans L'Homme qui rit : « La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime. »